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Mtiers & carrires

Des possibilités de carrière élargies


Si la carrière académique et l’enseignement secondaire restent des voies privilégiées par les docteur.e.s, d’autres possibilités existent : dans la fonction publique, notamment la fonction publique d’Etat ou fédérale, dans les organisations internationales, dans le secteur associatif et dans l’entreprise où ils-elles peuvent prétendre à des postes d’expertise où à responsabilités. La création d’activité et le travail indépendant sont d’autres voies empruntées par les docteur.e.s.

L’expertise acquise durant le doctorat peut s’exprimer dans la R&D (recherche et développement), l’innovation, le conseil ou la formation. L’expertise en sciences humaines et sociales peut venir en appui aux collectivités et aux entreprises pour l’identification de demandes sociétales et pour l’analyse des usages.

Les compétences méthodologiques et sociales acquises par les docteur-e-s pendant leur travail de recherche, dans leurs activités de communication et d’enseignement ou dans d’autres activités parallèles, les rendent aptes à occuper des postes à responsabilités dans des fonctions support, stratégiques ou de direction et dans les métiers juridiques, du marketing, de l’édition, du commercial, de l’informatique, de la communication, de la production.

Des compétences à valoriser


  Compétences reconnues :
  • Polyvalence
  • Rigueur des méthodes
  • Capacité à prendre du recul face aux problèmes complexes
  • Gestion de projets de longue durée
  • Travail en équipe
  • Capacité d'adaptation et d’innovation face aux situations nouvelles
  • Créativité
  • Compétences linguistiques associées à une ouverture à l’international

Toutes ces competences sont des atouts que le-a docteur-e peut mettre en valeur et transférer dans un nouveau contexte professionnel.

Toutefois, les entreprises connaissent encore trop peu les jeunes docteur-e-s et leur prêtent des compétences académiques éloignées des réalités de l’entreprise, en particulier de ses rythmes et de ses exigences de rentabilité. Elles leur préfèrent souvent des jeunes diplômés de Master ou des ingénieurs. L’emploi d’un.e docteur.e dépend également de la capacité du manager à intégrer une personne d’un niveau de diplôme souvent supérieur au sien.

De leur part, les jeunes docteur.e.s méconnaissent l’entreprise, ses besoins, son organisation et les places qu’ils pourraient y occuper. Pour mettre toutes les chances de leur côté lors du recrutement, ils-elles doivent, au préalable, se préparer à leur entrée sur le marché de l'emploi non académique.


Désormais, les universités proposent des formations transversales, des journées entreprises et de recrutement (« Career days »), un accompagnement vers l’emploi ainsi qu’une attention accrue à l’évaluation et à la valorisation des compétences.